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Tunisie: nouvelles manifestations nocturnes contre la hausse des prix

Plusieurs villes tunisiennes ont été le théâtre de manifestations dans la nuit de mardi à mercredi. Ces protestations contre la hausse des prix ont viré, à plus d’un endroit, à l’affrontement entre les manifestants et les unités de sécurité.

Dans la ville de Nefza, relevant de la province de Béja (ouest de la capitale), les affrontements ont viré à l’émeute, selon le correspondant d’Anadolu. Les manifestants ont pris d’assaut un poste de police dans le centre de la ville, et ont incendié deux voitures de police. Ils ont également mis le feu au siège de la municipalité et pris d’assaut de l’entrepôt municipal en volant ses contenus.

Dans le centre de la province de Béja et dans la ville de Testour (sud de Béja), les affrontements ont également été émaillés de violences, mais les forces de sécurité sont parvenues à sécuriser les centres commerciaux et les établissements publics.

Des témoins oculaires ont indiqué à Anadolu que des jeunes ont barré la route périphérique extérieure de la ville de Kairouan (sud de la capitale) par des pierres et des pneus enflammés, ce qui a perturbé la circulation.

Les sources ont indiqué à LPM News que les forces de la sécurité et de l’armée sont intervenues pour ouvrir la route et traquer les jeunes.

A Sousse (est), des dizaines de jeunes ont lancé des pierres en direction des unités de sécurité et mis le feu aux pneus.

Des violences ont également éclaté dans le centre de la ville, et des attaques contre les véhicules de la police ont été enregistrées ce qui poussé les policiers à se retirer et à appeler des renforts.

Selon des médias locaux, des émeutes ont également éclaté au nord-ouest de la capitale, à cité Ettadhamen; le quartier populaire le plus peuplé du pays.

 

Les villes de Gafsa, de Gabes et de Sfax, dans le sud de la Tunisie, ont enregistré des protestations nocturnes similaires.

Au cours des trois derniers jours, des appels à manifester se sont propagés sur les réseaux sociaux, incitant les Tunisiens à protester contre la hausse des prix et la loi des Finances de 2018 et à revendiquer le développement des régions intérieures du pays.

Le début de cette année a été marqué par la hausse des prix dans plusieurs secteurs, en application aux dispositions de la loi des Finances.

Ces mesures, le gouvernement tunisien les qualifient d’importantes pour réduire le déficit budgétaire qui s’était établi en 2017, à 6% du PIB.

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