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Bitcoin : Manne d’argent facile ou mécanisme de spéculation?

La plus célèbre des crypto-monnaies, le Bitcoin, fait, depuis un certain temps le « yo yo ». Elle a d’ailleurs récemment connu une nouvelle baisse après une correction dans un mouvement haussier, d’après le service CoinMarketCap.

Le bitcoin est la toute première monnaie virtuelle, créée en 2009 par un inventeur suspecté d’être le mystérieux Nippo-Américain nommé Satoshi Nakamoto qui détient plus d’un million de coin et le propulse parmi les 50 personnes les plus riches au monde après son entrée sur la scène financière internationale en 2017. Aujourd’hui il existerait plus de 3000 cryptomonnaies.

L’origine de son nom vient de «bit» – une unité de mesure en informatique – et de «coin», qui signifie pièce de monnaie en anglais.

Côté valorisation boursière, la plus célèbre reste effectivement le Bitcoin avec plus de 270 Milliard de dollars, suivi de Ethereum 74 Milliards de dollars, puis Bitcoin cash 50 milliards de dollars ensuite, Ripple 42 milliards et enfin Litecoin 15 milliards. Ces 5 premières valeurs représentent, d’ailleurs, près 83% du marché des cryptomonnaies sur un total de $590 Milliard de dollars, d’après le site : https://coinmarketcap.com/

De manière générale, l’ensemble de ces monnaies virtuelles ont subi des hausses considérables depuis le début de l’année 2017, pour ensuite subir des baisses ces derniers jours.

En effet la valeur du Bitcoin avait explosé (multipliée par 20) depuis le début de l’année 2017, passant de 843 euros à près 16 850 euros, début décembre.

Mais le cours de ce dernier s’était effondré lundi 18 décembre, atteignant, quatre jours plus tard, les 10 954 euros, soit une chute de près de 30%, affichant sa pire performance hebdomadaire depuis 2013.

Aujourd’hui, elle a poursuivi sa hausse pour atteindre les 12 639 euros. Rappelons qu’en 2011, il était à peine à 1 Eur !

Les utilisateurs du Bitcoin dénombrent plusieurs avantages comme la sécurité et la fiabilité de la monnaie, une monnaie indépendante, l’anonymat, un réseau qui s’étend. Plus de 3 millions de personnes détiendraient des comptes crypto-monnaies dans le monde.

Le témoignage de N.T., une Suissesse convaincue, explique comment un particulier peut rapidement se lancer : «Le 23 octobre dernier, je passais la soirée sur Netflix, quand je suis tombée sur un documentaire, Banking on Bitcoin, qui m’a interpellée.», se rappelle-t-elle.

«J’ai ensuite fait des recherches qui m’ont convaincue de l’intérêt de ces monnaies. Quelques jours plus tard, je me suis créée un portefeuille sur une appli spécialisée. Puis, pour y déposer l’argent, je me suis rendue à la gare car en Suisse, les distributeurs de billets de train permettent d’acheter des bitcoins.»

«Je n’ai pas de gros moyens, donc, j’ai d’abord mis l’équivalent de 60 francs suisses (51 €) en Bitcoin, puis j’ai ajouté d’autres petites sommes, en Bitcoin et en Ether, si bien que mon portefeuille atteint désormais les 300 francs suisses (250 €), mais je ne compte pas m’arrêter là. D’autant que la progression des cours est forte et que ma mise atteint maintenant 420 francs suisses (360 €)», ajoute-t-elle.

Elle précise par ailleurs qu’« il faut passer par une autre plateforme pour virer l’argent sur son compte bancaire. Après, c’est comme tous les investissements, il y a toujours une part de risques.»

«Pour y parer je passe beaucoup de temps à me renseigner, à lire des articles (notamment sur steemit.com), à traîner sur des forums, les groupes Facebook, à lire des blogs ou à regarder des YouTubeurs spécialisés. Ce n’est pas seulement un investissement financier, c’est aussi beaucoup de temps à y consacrer.», souligne-t-elle.

«Surtout si comme moi, on n’y connaît rien à la banque, aux investissements, à l’informatique et qu’on ne parle pas anglais !. Je me suis prise au jeu et je passe parfois la journée entière dessus », note-t-elle.

 

«Je suis restée discrète là-dessus car les gens autour de moi sont très sceptiques, ce n’est pas encore très bien perçu», partage-t-elle.

Et de conclure :« Ne jamais y placer de l’argent que l’on n’est pas prêt à perdre ».

Concernant les problèmes de ces monnaies, les cryptomonnaies étaient suspectées d’être utilisées par la mafia, mais le rapport de la commission Européenne, rendu public le 4 juillet 2017, a rappelé que les affaires impliquant le crime organisé et les nouvelles technologies sont «tout à fait rares».

Par ailleurs, plusieurs institutions financières ont évoqué un risque de bulle financière. A la mi-septembre, le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, a affirmé que le bitcoin était une «escroquerie» destinée à «imploser». Le patron de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a quant à lui, précisé, que le Bitcoin était «la définition même d’une bulle».

Le vice-président de la Banque centrale européenne, Vitor Constancio, a pour sa part précisé que « Ce n’est pas une monnaie, mais un instrument de spéculation».

Plusieurs pays demanderaient à la présidence du G20 d’organiser un débat lors du sommet d’avril 2018 sur la régulation du bitcoin.

Serait-ce, donc, la fin de « Bitcoin » ?

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