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Erdogan: « Israel est un Etat occupant et terroriste »

 Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a une nouvelle fois qualifié Israël « d’état d’occupant et d’état terroriste ».

Le Chef de l’Etat, dont le pays assure actuellement la présidence de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), s’est exprimé, mercredi, lors de la séance d’ouverture du Sommet extraordinaire sur Jérusalem, réuni à Istanbul.

Le Président turc a sévèrement condamné la décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« Au lieu de ceux qui veulent la paix, les USA se sont positionnés du côté de ceux qui rendent la paix impossible. En cette période de lutte intense contre le terrorisme, c’est apporter de l’eau au moulin des fanatiques ». Avec cette décision (de Trump), Israël a littéralement été récompensé pour ses activités terroristes », a-t-il affirmé.

Erdogan a ensuite dénoncé la politique d’occupation et d’expansion de l’Etat hébreu.

 

« Malheureusement la Palestine est aujourd’hui comme l’avait été Israël en 1947. La Palestine se réduit alors qu’Israël s’étend. Même un loup qui s’en prend à des agneaux n’agirait pas de cette manière », a-t-il dit.

Et Erdogan de poursuivre : « Israël est un Etat occupant. Dans le même temps c’est un Etat terroriste. Pourquoi je dis ça ? Les soldats terroristes (israéliens) arrêtent des enfants de 10 ans et les jettent dans des cages en fer ».

« Un jeune garçon de 14 ans est arrêté, et ses yeux bandés, par 20 soldats israéliens. Il y a tellement d’autres exemples de ce type. N’est-ce pas une occupation ? N’est-ce pas du terrorisme ? Tous ceux qui ont encore une conscience humaine doivent tirer des leçons de cette situation. Que te faut-il de plus Monsieur Trump pour comprendre ? », s’est-il interrogé.

Erdogan a ensuite de nouveau critiqué la décision du président américain.

« Ce n’est pas avec un fait-accompli que les choses vont changer. Vous pouvez, seuls, prendre une telle décision, mais le monde n’est pas vous. Je suis convaincu que les 196 pays membres actuels de l’ONU vont prendre position contre votre décision », a-t-il estimé.

« En tant qu’Etats-Unis vous pouvez être un pays puissant, posséder de nombreux armes et des têtes nucléaires, mais cela ne signifie pas que vous avez raison », a-t-il poursuivi.

Pour Erdogan, la décision américaine ouvre la voie à de nouvelles tensions dans la région et dans le monde.

« La mèche allumée par la décision sur Jérusalem ouvre la porte à des menaces contre les Etats-Unis et Israël compris, envers toute l’humanité. Les autres difficultés de la région ne peuvent pas nous faire oublier la Cause palestinienne », a-t-il dit.

Erdogan a poursuivi son intervention en soulignant le rôle majeur de l’OCI et des pays musulmans sur cette question. « En tant que pays islamiques, nous n’abandonnerons jamais l’idée d’une Palestine souveraine et indépendante, avec Jérusalem pour capitale », a-t-il d‘abord réaffirmé.

« En tant que pays islamiques, nous devons faire preuve d’une plus grande détermination en faveur d’une meilleure représentation diplomatique de la Palestine. Nous devons prendre cette décision aujourd’hui », a lâché le président turc.

Mais selon Erdogan, la responsabilité concernant Jérusalem et la Palestine, n’incombe pas seulement aux pays musulmans, mais à l’ensemble de la Communauté internationale.

« Les pays qui n’ont pas encore reconnu l’Etat palestinien doivent désormais faire ce pas pour assurer un équilibre juste dans la région, a-t-il dit. J’invites tous les pays responsables qui respectent le droit international à reconnaître la ville de Jérusalem occupée comme capitale de la Palestine ».

Et Erdogan de poursuivre : « La paix ne peut être rétablie dans notre région et à Jérusalem que grâce aux efforts de personnes justes et honnêtes issues de toutes nations, croyances et milieux. »

Pour conclure, le Président turc a appelé Washington à réviser sa décision sur Jérusalem.

« En tant que présidence tournante de l’OCI, nous invitons Washington à faire marche arrière sur cette décision provocatrice et illégale. », a-t-il dit.

« Je souhaite l’exprimer une nouvelle fois du haut de cette tribune, Jérusalem est notre ligne rouge », a-t-il insisté.

 

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