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Macron veut devenir médiateur «principal» pour le Moyen-Orient

Faisant suite à la visite à Paris du premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri samedi, le Président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec plusieurs dirigeants, afin d’évoquer les «moyens de stabiliser le Moyen-Orient et de construire la paix », a annoncé l’Elysée.

Plusieurs médias français ont, ainsi, fait échos de ces entretiens.

La rencontre Macron-Hariri est loin d’être anodine, a souligné le quotidien Le Parisien, permettant, en effet, au chef d’État français de se saisir de «l’opportunité de replacer l’Hexagone au cœur de la médiation de la paix dans une région où le poids des Etats-Unis est prépondérant, tout en soignant l’amitié entre la France et ce pays francophone (le Liban)», explique toujours la même source.

 

Voulant s’imposer comme médiateur «principal de la paix au Moyen-Orient», le Président de la République française a ainsi dû mener une série d’entretiens avec des dirigeants influents au Moyen Orient, dont Donald Trump, avec qui il s’est «mis d’accord sur la nécessité de travailler avec les alliés pour contrer les activités déstabilisatrices du Hezbollah et de l’Iran dans la région», d’après les informations rapportées depuis la Maison-Blanche.

Emmanuel Macron a, ensuite, discuté avec les présidents libanais Michel Aoun et égyptien Abdel Fatah Al-Sissi, puis avec le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane, et, enfin, avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Sans donner de détails sur les issus des différents entretiens, les médias français tels que Le Figaro, ont fait état d’échanges concernant principalement « la situation au Moyen-Orient, les intérêts et les moyens de stabiliser la région et de construire la paix ».

Selon l’Élysée, Emmanuel Macron ne manquera pas, par ailleurs, de poursuivre ses échanges, «avec d’autres dirigeants internationaux dans les prochains jours».

Dans un contexte de tension entre l’Arabie Saoudite sunnite et l’Iran chiite, le premier ministre libanais Saad Hariri avait, le 4 novembre dernier, annoncé sa démission depuis Ryad son principal allié, alors que le Hezbollah libanais est particulièrement soutenu par Téhéran.

Saad Hariri est arrivé en France samedi matin et a annoncé son retour au Liban d’ici à mercredi.

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