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Rohingyas: Une organisation appelle à former une commission d’enquête indépendante

Nurul Islam Omar Hamza, le président de l’Arakan Rohingya National Organisation (ARNO), a appelé lundi, le gouvernement du Myanmar à mettre en œuvre les recommandations du rapport onusien sur les violences faites contre les musulmans Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, et à former une commission indépendante pour enquêter sur les massacres incessants à leur encontre.

Dans une déclaration à Anadolu, Nurul Islam a salué le rapport final relatif aux investigations sur les violences faites contre les musulmans Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, livré récemment par Kofi Annan au gouvernement du Myanmar.

 

Il a déclaré que le rapport «a provoqué les dirigeants bouddhistes et les députés du Parti nationaliste de l’Arakan qui se sont opposés dès le début à la formation d’une commission d’enquête présidée par Kofi Annan ».

Nurul Islam a souligné que plusieurs manifestations ont été organisées le 13 août courant, par des dirigeants bouddhistes dans 15 villes de la province d’Arakan, au cours desquelles les manifestants ont accusé les organisations internationales, y compris les Nations unies, de «favoritisme au profit des musulmans Rohingyas», et lui ont demandé de quitter la province.

«Plusieurs villages Rohingyas ont été assiégés et ont subi des attaques et des arrestations arbitraires », selon le président d’ARNO.

Il a ajouté que «les forces armées ont séquestré tous les hommes dans le village d’Auk Nan (province d’Arakan), dans la nuit du mercredi au jeudi derniers, et il ne restait que les vieux, les femmes et les enfants. Les milices bouddhistes, protégés par l’armée ont encerclé les villages, il y a eu plusieurs viols ».

«L’armée continuera à commettre des massacres à l’encontre des musulmans Rohingyas à travers des descentes dans plusieurs villages », a affirmé Nurul Islam.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) considère la minorité musulmane Rohingya, dont la plupart réside dans l’ouest du Myanmar, comme le peuple le plus persécuté au monde. Ils se voient refuser les droits à la citoyenneté et doivent faire face à de fréquentes violences et discriminations ethniques, forçant plusieurs d’entre eux à fuir vers les pays voisins.

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