politique

Trump veut « lutter » contre le terrorisme avec des balles au sang de porc

Le président américain a relayé une histoire infondée, concernant un général qui aurait exécuté 49 terroristes, avec des balles trempées dans du sang de porc.

Au lendemain de l’attentat qui a frappé Barcelone faisant au moins 14 morts et une centaine de blessés, d’après un bilan provisoire, le président américain Donald Trump a prodigué des conseils pour lutter contre le terrorisme.

S’appuyant sur une légende urbaine, Trump a conseillé sur Twitter d’appliquer la méthode d’un général américain qui aurait exécuté plusieurs dizaines de terroristes, avec des balles trempées dans du sang de porc.

Comme la plupart de ses homologues, Donald Trump a réagi aux attentats à la voiture-bélier qu’a subi l’Espagne jeudi soir.

Si Trump a condamné ces attaques, il s’est aussi différencié de ses homologues en proposant une « solution » contre le terrorisme.

Il a ainsi conseillé à travers une série de tweets « d’étudier ce que le général Pershing des États-Unis faisait aux terroristes quand il les attrapait».

« Et il n’y a plus eu de terrorisme islamiste radical pendant 35 ans ! », a-t-il fièrement affirmé.

– Une légende urbaine

Trump faisait référence aux méthodes expéditives adoptées, soit-disant, par le général Pershing en 1908 alors qu’il était gouverneur à Moro, une province musulmane des Philippines en proie à une insurrection.

 

L’histoire veut que Moro se soit révoltée contre l’occupant américain.

Pour mettre fin à l’insurrection, le général, aurait fait exécuter 49 prisonniers avec des balles trempées dans le sang de cochon – un animal impur et dont la consommation est prohibée en Islam – avant de les enterrer enroulés dans une peau de porc.

Pour pouvoir répandre le crime et semer la peur parmi les habitants de la province musulmane, le militaire américain aurait ensuite relâché le cinquantième prisonnier afin qu’il témoigne auprès des autres rebelles des méthodes du général et que ces derniers, effrayés par la perspective de ne pas aller au paradis, auraient déposé les armes.

Toutefois, de nombreux historiens analysent cette histoire comme étant une pure légende urbaine, n’ayant aucune preuve de cette version.

Connu pour ses propos tels que « la torture marche », tenu lors de sa campagne présidentielle, Donald Trump, est une nouvelle fois, au coeur d’une polémique après celle, récente, de Charlotsville, durant laquelle il a renvoyé dos à dos groupuscules suprémacistes blancs et des manifestants antiracistes.

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