Attentat de Nice : Retour sur une nuit d’horreur

Il y a un an jour pour jour, aux alentours de 23 heures (locales), Mohamed Lahouaiej Bouhlel, 31 ans, lance son camion dans la foule massée sur la promenade des Anglais, à l’occasion des festivités du 14 juillet.

86 personnes trouvent la mort tandis que 458 autres sont blessés, selon un bilan officiel. Après avoir roulé sur deux kilomètres, fauchant de nombreuses vies sur son passage, le conducteur est abattu par les policiers.

Douze mois après, le souvenir de la nuit sanglante est encore vif dans l’esprit des Niçois et des Français en général.

Un hommage national vendredi

Nice commémore, vendredi, le premier anniversaire de l’attentat commis contre la foule le 14 juillet dernier, sur la Promenade des Anglais. Dès le matin, quatre-vingt-six bougies ont été allumées, une pour chaque victime de ce carnage qui a touché les ressortissants de 19 nationalités, tandis que la population a été invitée à remplir un livre d’or et à déposer des plaques bleu-blanc-rouge sur le trottoir du Quai des Etats-Unis, dans le prolongement de la Promenade.

 

Aux alentours de 16h30 locales, le président français Emmanuel Macron doit tenir un discours solennel en mémoire des disparus, en présence des familles endeuillées et des agents qui sont intervenus ce soir là, selon la présidence.

Les feux d’artifice, ont été naturellement annulés pour l’occasion.

– Retour sur le sanglant périple de Lahouaiej.

En quelques minutes, le destin de Nice a basculé, ce soir du 14 juillet 2016, alors que plus de 30 mille personnes, pour la plupart d’entre elles en famille, étaient sur la Promenade pour profiter des festivités.

Vers 23 heures (locales), un camion de 19 tonnes a foncé sur le célèbre boulevard de front de mer, faisant, en l’espace de 4 mn, d’après des sources policières, 86 morts, dont 15 enfants, et 458 blessés.

L’auteur de cette attaque au camion bélier, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un tunisien de 31 ans, installé à Nice depuis 2007, était uniquement connu par les forces de l’ordre pour des faits de violence.

Selon les forces de l’ordre, l’homme abattu alors qu’il était en possession d’une arme, était en effet inconnu des services de renseignement et ne faisait pas l’objet d’une fiche S.

Aux yeux des enquêteurs, son profil « instable » a pu toutefois être influencé par les nombreux appels aux meurtres et aux attentats lancés par le groupe terroriste Daesh ces dernières années.

– Où en est l’enquête ?

Jusqu’à présent, l’enquête judiciaire sur les circonstances de ce drame n’a pas encore permis de percer les secrets du conducteur du camion.

Même si son attaque a été revendiquée par le groupe terroriste, il n y a en réalité aucune preuve tangible permettant de le relier à Daesh, confient les enquêteurs.

D’après la presse française, pour le moment, neuf personnes accusées d’avoir participé à des degrés divers à la préparation de son acte (notamment en procédant à des repérages et en fournissant des armes) ont été mises en examens et écrouées. Elles nient formellement avoir été au courant des intentions de Bouhlel.

Dans le même temps, une seconde enquête a été ouverte concernant le dispositif de sécurité afin de vérifier si les moyens, notamment policiers, déployés ce soir là étaient suffisants.

En attendant, les familles des disparus, tentent de reprendre le cours de leur vie chamboulée par cette tragédie.

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