Selon les Etats-Unis, la crise entre le Qatar et ses voisins a été provoquée par des hackers russes

D’après des enquêteurs américains, des hackers russes pourraient avoir piraté l’agence de presse officielle qatarie à la fin du mois de mai, créant les prémices de la crise diplomatique qui frappe cet Etat du Golfe depuis lundi.

Tout serait-il parti d’une « fake news »? Selon des enquêteurs américains cités par CNN, la crise diplomatique frappant le Qatar, lâché ces derniers jours par plusieurs de ses voisins, qui l’accusent de soutenir le terrorisme, pourrait être partie d’une action menée par des pirates russes.

Ceux-ci auraient ainsi lancé une attaque informatique contre l’agence de presse officielle du Qatar, QNA, il y a deux semaines. Le FBI a envoyé une équipe d’enquêteurs à Doha, pour aider le gouvernement qatari à faire la lumière sur ce piratage présumé, rapporte encore CNN.

De faux propos publiés par des hackers?

D’après les enquêteurs cités par CNN, le but de la Russie avec ce piratage était de provoquer des divisions entre les Etats-Unis et leurs alliés, alors que le pays héberge l’une des plus importantes bases militaires américaines dans la région, et que 10.000 soldats américains se trouvent sur place. Les autorités qataries ont en effet affirmé avoir été victimes de « hackers » qui avaient publié le 23 mai sur le site internet de l’agence de presse de faux propos attribués à l’émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani.

Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l’Iran, vu comme un allié stratégique. Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l’administration Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.

Mardi, le président américain Donald Trump a apporté un soutien tacite à l’isolement du Qatar par les pays de la région, suggérant que le petit Etat du Golfe finançait des groupes extrémistes.

L’Arabie saoudite et cinq de ses alliés, dont l’Egypte, ont rompu lundi leurs relations avec le Qatar, accusé de soutenir le « terrorisme », provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient.

 

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