Revivez le retour sur terre de l’astronaute français Thomas Pesquet

La capsule des deux astronautes a atterri à l’heure prévue non loin de la ville de Jeskazgan, dans le centre du Kazakhstan, a confirmé à l’AFP le Centre russe de contrôle des vols spatiaux (TsUP).

 

Le module orbital et le module de service, devenus inutiles, se sont alors éloignés du vaisseau embarquant les deux astronautes et vont brûler en entrant dans l’atmosphère.

 

A 11 000 mètres d’altitude, deux parachutes se déploient l’un après l’autre tandis que le Soyouz chute à 774 km/h. Celui-ci, qui a quitté la Terre sous la présidence Hollande et la retrouve sous la présidence Macron, va s’entretenir quelques minutes avec le nouveau président Emmanuel Macron, présent pour l’occasion au Centre national d’études spatiales (Cnes).

 

À seulement 70 cm du sol, six rétrofusées se sont déclenchées simultanément pour toucher le sol à une vitesse de seulement 5 km/h. « Ca va très bien, je me réhabitue doucement à la gravité, tout s’est bien passé », a répondu Thomas Pesquet. « On apprend à mieux vivre dans l’espace, à mieux se nourrir, il y a aussi beaucoup de manipulations pour savoir comment se soigner, explique François Forget, planétologue, directeur de recherche au CNRS ».

 

Ils avaient entamé leur voyage de retour vers la Terre à bord d’un vaisseau Soyouz. Ingénieur aéronautique et pilote de ligne, il a mené, durant son séjour, 60 expériences scientifiques et réalisé deux sorties pour des opérations de maintenance de l’ISS. S’il a qualifié Thomas Pesquet de « reporter photographe exceptionnel », il a dénoncé le coût de sa mission par rapport à son apport scientifique. C’est « l’aventure la plus intense de ma vie », avait-il ajouté. « Thomas a travaillé de façon remarquable », assure de son côté Jean-Yves Le Gall, président du Cnes, l’agence spatiale française.

 

Les vaisseaux russes Soyouz sont le seul moyen d’acheminer et de rapatrier les équipages de la station orbitale depuis l’arrêt des navettes américaines. Environ deux heures et demi après, les moteurs principaux du Soyouz seront activés pendant un peu moins de cinq minutes pour la manœuvre de « désorbitation », souligne l’Agence spatiale européenne.

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