Données personnelles : la Cnil inflige sa plus forte amende à Facebook

Une goutte d’eau dans un océan de millions de dollars mais qui a le don de marquer symboliquement l’entreprise.

Facebook condamné à payer 150.000 euros d’amende

Si la commission nationale informatique et libertés (CNIL) a infligée une amende de 150000 euros au réseau social, c’est parce qu’une nouvelle fois Facebook n’en fait qu’à sa tête concernant l’exploitation des données personnelles des internautes. Cette fois qu’est ce que Facebook a fait pour fâcher tout rouge la CNIL ? En fait, un grand nombre de violations de la vie privée, puisqu’il s’agit d’agissements quotidiens.

La CNIL reproche notamment à Facebook de collecter les données des visites des internautes sur d’autres sites, lorsque Facebook est ouvert dans une autre fenêtre du PC simultanément. La CNIL explique qu’il s’agit d’une collecte massive d’informations en dehors du service « Facebook » et que par conséquent le réseau social n’a jamais obtenu les droits des utilisateurs pour effectuer ce type de collecte. De plus, où est-il possible de s’opposer à ce type d’agissement, existe-t-il un formulaire, une case à cocher, une page dédiée ? Rien…

Une paille pour Facebook qui reste assez laxiste sur la question depuis des années

La commission d’une façon plus générale est fatiguée des différentes menaces, car d’une façon générale la firme de Mark Zuckerberg est particulièrement et « volontairement » laxiste quant aux informations délivrées aux utilisateurs sur la question de l’usage de données personnelles.

La France inflige une amende de 150000 euros, mais l’affaire va beaucoup plus loin et concerne l’union européenne car d’autres « Cnil étrangères » de Belgique, des Pays-Bas, d’Espagne et d’Allemagne, font les mêmes critiques. Depuis 2015, Facebook fait semblant d’entendre les griefs, fait semblant d’apporter des modifications dans sa politique de confidentialité ou en proposant d’obscures paramétrages, mais la réalité est que tout le business de Facebook repose sur la collecte et l’exploitation de données, avec une surcouche de publicité.

Il est donc très peu probable que le réseau social se tire une balle dans le pied en apportant des changements en profondeur. 150000 euros restent une paille pour l’entreprise… Le principal intéressé déclaré qu’il était « respectueusement en désaccord », maintenant Facebook a quatre mois pour faire appel devant le Conseil d’Etat

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