Attentat à Paris : ce qu’on sait de Karim Cheurfi, le principal suspect

Selon Le Monde, l’auteur présumé de l’attaque était sous probation depuis sa sortie de prison fin 2015 mais ne respectait pas ses obligations de contrôle. Par ailleurs, la perquisition de cette nuit à son domicile aurait permis de trouver des « éléments de radicalisation ».

Ce que l’on sait de Karim Cheurfi, soupçonné d’être l’auteur de l’attentat des Champs Elysées

Pour rappel, Daesh n’a pas tardé à revendiquer l’attaque de jeudi soir contre des policiers, sur les Champs Elysées. Deux heures après l’attaque, Aamaq, l’agence de presse de l’Etat islamique, a en effet affirmé que l’action terroriste a été menée par « Abu Youssef al belgiki », Abu Youssef le Belge. Du côté du procureur de la République, aucune confirmation de l’identité exacte de l’auteur de la fusillade. François Molins s’est contenté d’affirmer que « L’identité de l’attaquant est connue, a été vérifiée ». Derrière ce nom de guerre se trouverait un certain Karim Cheurfi, selon les informations de Franceinfo. L’homme soupçonné serait un Français de 39 ans, né le 31 décembre 1977, originaire de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis. Selon des informations obtenues par LCI, Karim C. n’était pas fiché S. Il était en revanche bien connu de la police pour sa violence et avait été condamné pour une double tentative d’assassinat sur des policiers en 2001. Il compterait une vingtaine de mentions à son casier judiciaire depuis 1996. LCI souligne qu’il n’était soupçonné d’aucun lien avec l’islam radical.

Karim Cheurfi, un homme « isolé », « sans profession »

Le terroriste abattu, selon le témoignage de voisins recueillis par Le Parisien, « avait peu d’amis », « restait beaucoup dans son studio ». Un habitant de son quartier, tout près de barres d’immeubles situées sur la commune de Chelles, en Seine-et-Marne, indique que selon la mère de l’assaillant, celui-ci vouait une « haine à la police ». D’autres personnes indiquent que Karim Cheurfi ne fréquentait pas la mosquée de la commune, qu’il « fumait et buvait ». Selon les informations du Parisien, il est décrit comme « sans profession ».

 

Les réactions politiques des candidats à la présidentielle se multiplient

Depuis son QG de campagne, Marine Le Pen « demande l’engagement de poursuites pour intelligence avec l’ennemi contre les fichés S de nationalité française ». Benoît Hamon a plaidé pour un renforcement des moyens de police et de renseignement : « Ce sont des effectifs dont nous avons besoin, de mieux mailler le territoire, d’organiser des coopérations entre nos services de renseignement beaucoup plus solides qu’elles ne le sont parfois, et avec le renseignement européen ». Nicolas Dupont-Aignan « refuse de faire de la compassion notre seule réponse à la barbarie islamiste : il faut agir pour ne plus subir ».

François Hollande a rendu visite au policier blessé

Le président de la République s’est rendu ce matin à l’hôpital Georges-Pompidou, en compagnie du Premier ministre Bernard Cazeneuve et du ministre de l’Intérieur Matthias Fekl, pour rencontrer le policier grièvement blessé dans l’attaque de jeudi soir.

Selon BFM TV, le policier tué dans l’attentat des Champs Elysées a reçu une balle en pleine tête alors qu’il était à l’avant du fourgon de police visé par l’assaillant. D’après la chaîne d’info en continu, il avait lâché son arme quelques minutes, le temps de manger un sandwich. Le fonctionnaire assassiné était membre de l’association Flag, policiers et gendarmes LGBT, qui a publié un message de soutien à ses proches hier soir.

Emmanuel Macron a lui-aussi réagi à l’attaque depuis son QG

Le candidat d’En Marche a prononcé un discours sur un ton inhabituellement grave, pour notamment affirmer que « le rôle premier du président de la République en tant que chef des armées et garant de nos institutions est de protéger les Français ». « Une action vigoureuse sera engagée contre la radicalisation islamique, je serais implacable pour votre sécurité. Le défi est moral, de civilisation, ceux qui nous attaquent n’ont pas a décidé de ce que nous sommes », a-t-il ajouté. Se disant « déterminé » à lutter contre le groupe Etat Islamique, il a dit vouloir « installer directement auprès du président un organe de coordination capable d’agir 24 heures sur 24 contre Daesh ».

 

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