Présidentielle : François Asselineau, le candidat du Frexit

C’est la grande surprise de cette élection. Après avoir échoué à se présenter à l’élection présidentielle de 2012, le leader de l’Union Populaire Républicaine (UPR) François Asselineau a rassemblé 587 parrainages et validé sa candidature pour l’élection du 23 avril.

Enarque passé par plusieurs cabinets ministériels dans les années 90, il se dit ni de droite, ni de gauche. Il revendique une base militante de plus de 20000 adhérents venus de tous les horizons, « beaucoup d’abstentionnistes » aussi, qui le rallient « parce qu’ils ont le sentiment que ce je dis est vrai » explique-t-il dans un interview accordé au journal Le Parisien.

Peu connu du grand public, François Asselineau a construit sa notoriété grâce à Internet. Sa chaîne You Tube existe depuis 2013 et compte plus de 2300 abonnés. Dans celle-ci, il développe son grand thème de prédilection, à savoir la sortie de l’Europe.

Dans la charte de l’UPR, il explique que « si elle n’est certes pas la cause unique de tous les problèmes de notre pays, la construction européenne n’en est pas moins leur cause principale ». Un problème qu’il veut solutionner par la mise en place d’un Brexit à la française, sans passer par la case référendum, ce qui le différencie pour lui de Marine Le Pen, qui « ne veut en aucun cas la sortie de l’Europe » et dont il assure être un des « opposants les plus résolus ».

Souvent étiqueté à droite, voire à l’extrême droite, il récuse toute correspondance avec le FN et se définit comme gaulliste social, « anti-européen et anti-atlantiste ». Ses sorties sur l’influence mondiale de la CIA, dans la construction européenne ou dans les partis politiques français, ont amené beaucoup d’observateurs à le qualifier de « complotiste ».

Dans son programme, qu’il dit inspiré du Conseil National de Résistance, il appelle à une sortie de l’Union Européenne avant toute chose, mais aussi de l’OTAN. « Nous sommes devenus un pays satellite de Washington, qui nous entraîne vers des guerres illégales et anticoloniales, notamment au Moyen-Orient » a-t-il dénoncé lors d’une intervention sur le JT de TF1. Défavorable aux interventions en Irak et en Syrie, il soutient l’Iran dans sa lutte « anti-atlantiste ».

Sur le volet économique, il se dit prêt à des nationalisations de grande envergure pour « préserver les grands services publics à la française » et entend abroger les lois Macron et El Khomri.

Pas de positionnement clair en revanche sur des questions de société comme l’immigration ou la politique énergétique et nucléaire qu’il souhaite soumettre à des référendums populaires. Il est moins évasif quand il milite contre le pucage des être humains, qu’il associe à une « américanisation des cerveaux »…Enfin s’il a affirmé dans le journal Le Monde qu’il y aura « une grosse surprise le soir du premier tour », les sondages, eux, ne le créditent que de 0,5%des voix.

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