Erdogan : « Les masques des Européens tombent »

« Les valeurs de démocratie et de libertés défendus par les pays européens sont valables, tant que tu ne touches pas à leurs intérêts », a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdoğan.

Erdogan a tenu un meeting, vendredi, dans la ville d’Eskisehir (Nord-Ouest) dans le cadre de la campagne référendaire sur la réforme constitutionnelle qui sera soumis à l’approbation du peuple le 16 avril prochain.

« A chaque fois qu’ils ont tenté de nous enterrer politiquement, le peuple nous a relevé. Le 15 juillet, ils ont attenté à notre vie mais notre peuple s’est interposé au péril de la sienne » a lancé le président Erdogan au début de son allocution.

Il a rappelé que tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui c’est pour permettre au peuple d’être plus heureux, de vivre en paix et d’avoir confiance en l’avenir.

« Soyez assurés que nous vivons sur un territoire où le niveau de démocratie et de libertés est au dessus de celui de l’occident. Les valeurs de démocratie et de libertés défendus par les pays européens sont valables, tant que tu ne touches pas à leurs intérêts. Les parties au pouvoir dans ces pays ont tous laissé de côté la démocratie, le droit et la justice au profit du fascisme, du racisme, de la haine de l’Islam et des Musulmans » a-t-il relevé.

Le président turc a, une nouvelle fois, pris pour cible l’Union Européenne en raison de l’interdiction contre le voile prononcée par la Cour de justice de européenne.

« La Cour de justice de l’Union européenne a interdit le voile. Nous en avons plus qu’assez. Et la liberté religieuse ! Et La liberté de croyance ! » a-t-il martelé.

Il a aussi fustigé les Pays-Bas déclarant, « ceux qui ferment les portes à une ministre de mon pays, qui interdisent l’accès à notre consulat, considéré comme notre territoire, ceux qui annulent l’autorisation de vol de notre ministre des Affaires Etrangères par des procédés anti-démocratiques, nous leur fermerons également nos portes et leur interdirons de voler ».

Erdogan a également fait savoir qu’il n’est pas possible de continuer comme si de rien n’était, comme semblent vouloir le suggérer les autorités néerlandaises, avant de poursuivre, « on commence à entrevoir la vérité, les masques tombent, on comprend qu’ils n’ont aucun problème avec moi ou avec le gouvernement. Ils ont un problème avec une Turquie qui, avec son économie, sa démocratie, la place qu’elle occupe dans la région et dans le monde, n’a plus besoin d’eux. La Turquie idéale pour eux, c’est une Turquie entièrement dépendante, maniable à souhait ».

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