L’UE avoue une défaillance sécuritaire face au terrorisme

L’Union européenne (UE) a avoué une défaillance sécuritaire face au terrorisme.

D’après le quotidien britannique Guardian, un rapport de l’UE sur les attaques terroristes de Berlin, Paris et Bruxelles, a été divulgué.

Le rapport indique, selon Guardian, que les forces de sécurité de l’UE n’ont pas pu contrôler les entrées et sorties de l’Europe, ce qui a facilité le passage des assaillants ou d’éventuels assaillants par les frontières, avant les attentats.

L’UE, qui ne dispose pas d’un mécanisme de contrôle systématique pour ses propres citoyens, ne peut même pas interpeller ceux pour qui un mandat de détention a été diffusé, selon le rapport.

Même de très simples mesures ne peuvent pas être prises à cause des limites de recherche dans les bases de données nationales des pays membres de l’UE et le manque de partage de ces bases de données nationales et internationales dans le cadre de Schengen, précise le rapport, soulignant qu’il faut renforcer la sécurité dans cette zone.

D’après le rapport, la mobilité facile entre les pays de l’UE facilite aussi la planification et la réalisation des attentats puis la fuite des assaillants.

Le rapport rappelle que Abdelhamid Abaooud qui aurait «commandé» les assaillants de Paris en 2015, était parti de la Belgique en Syrie en 2013, puis était rentré en Belgique, malgré le mandat de détention en Europe et à l’échelle internationale.

De même, Anis Amri, qui avait commis l’attentat faisant douze victimes à Berlin en 2016, avait pu voyager de l’Italie en Suisse puis en Allemagne à l’aide de pseudonymes, alors qu’il était suspecté de terrorisme, selon le même rapport.

Le document souligne le grave manque de partage de renseignement entre les pays membres sur les personnes soupçonnées de constituer une menace.

Ainsi, la plupart des assaillants de Berlin, Paris et Bruxelles se trouvaient déjà sur les «listes de surveillance nationales», et certains figuraient même dans le Système d’Information Schengen (SIS, utilisé pour identifier les suspects terroristes).

Le rapport indique aussi le manque de concordance entre les pays membres quant à l’utilisation des avertissements du SIS.

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