politique

Netanyahu : la paranoïa des médias

Dans son rapport annuel 2016, Freedom House, une organisation basée à Washington qui étudie l’étendue de la démocratie dans le monde, a abaissé la note de la liberté de la presse en Israël, en la disqualifiant de «libre» à «partiellement libre».

Pour tous ceux qui ont suivi les nouvelles en Israël au cours de la dernière année et demi, ce n’est guère surprenant.

Le rapport de Freedom House porte principalement sur

l’ «expansion incontrôlée» des contenus payés dans les pages éditoriales, ainsi que sur l’influence démesurée d’Israël Hayom («Israël aujourd’hui»), un quotidien gratuit détenu par le magnat américain Sheldon Adelson et considéré promouvoir essentiellement les positions du Premier ministre, Netanyahu.

Pour le journal américain New York Times, le rapport de Freedom House a raté à bien des égards, les réels changements inquiétants.

Les tentatives de Netanyahu de contrôler les pages et les ondes du pays iraient beaucoup plus loin que celle d’Israël Hayom.

Au cours des 18 derniers mois, en plus de ses fonctions de premier ministre, Netanyahu aurait exercé les fonctions de ministre des communications (ainsi que de ministre des Affaires étrangères, ministre de l’économie et ministre de la coopération régionale).

Les efforts visant à étouffer la liberté de la presse pourraient être considérées comme faisant partie d’une attaque plus large lancée par Netanyahu et ses ministres sur les institutions d’Israël y compris sur la Cour suprême et des organisations non gouvernementales.

Les médias seraient même devenus un champ de bataille personnelle pour Netanyahu.

Nahum Barnea, un chroniqueur israélien reconnu a déclaré l’année dernière que «l’obsession» de Netanyahu avec les médias le met dans un état de peur et de paranoïa permanent.

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