terrorisme

Un ancien policier de Daech réfugié en Belgique témoigne: « La guerre ne fait que commencer »

Un ancien policier de l’Etat islamique (EI), réfugié en Belgique, affirme que la guerre « ne fait que commencer » avec le groupe djihadiste, pointant la faiblesse de « vos militaires et de votre police ».

L’interview paraît ce jeudi matin à Paris dans la revue « Sang-Froid » et est signée par Alex Jordanov, un journaliste d’investigation français, ex-membre de l’équipe du « Vrai Journal » de Karl Zéro.

L’article narre la rencontre, assez exceptionnelle, entre le journaliste et cet ancien fonctionnaire de Daech, qui vit aujourd’hui « quelque part » en Belgique. Son nom n’est pas cité. Le journaliste n’a pu avoir accès à lui que difficilement, via une tierce personne. « Sa femme, habillée en noir et voilée de la tête aux pieds, sort peu du petit logement qu’ils ont obtenu », explique Alex Jordanov, qui a récolté ce témoignage dans le cadre d’un documentaire pour la chaîne américaine National Geographic.

L’homme – qu’il surnomme Abou Moussab – est originaire de Raqqa et est un ancien économiste du régime syrien. Il a d’abord rejoint la milice des Frères Musulmans d’Ahrar-ash-Sham, puis le Front al-Nosra, enfin Daech. Pour des raisons qu’il n’explique pas, il a fui Daech en juillet 2015 dans le flot des réfugiés. « Un jeu d’enfant », dit l’homme qui possède deux faux passeports syriens à des noms d’emprunts différents qu’il a alternés aux différents contrôles pour brouiller les pistes. « Il circule librement dans les rues de Bruxelles », affirme le reporter.

Bien qu’il ait quitté la Syrie il y a presqu’un an, Abou Moussab offre un témoignage de l’intérieur sur l’EI. Il était chargé des interrogatoires, mais ne s’étend pas vraiment sur ce qu’il a fait. Il loue encore l’organisation de la structure terroriste. « Les combattants étrangers venaient de partout, France, Belgique, Angleterre, Tunisie, pays arabes, Asie centrale…A part le fait qu’ils étaient tous regroupés près d’Alep, il n’y avait pas de différence entre eux et nous. Tout le monde était assigné à un poste selon ses capacités. Chaque combattant touchait 50 dollars par mois, sa femme 50 également et Daech allouait 20 dollars pour chaque enfant ».

Interrogé par La Libre sur la véracité de ce témoignage, un Belge d’origine syrienne s’étonne qu’une telle personne ait accepté de parler à la presse, mais confirme qu’il y a des discours pro-Daech parmi les réfugiés syriens en Belgique.

Source

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close