politique

George Soros: l’UE ne s’effondrera pas après le Brexit, sous quatre conditions

Avant que la majorité des Britanniques se soient rendus aux urnes pour voter « LEAVE », c’était la crise migratoire qui préoccupait le plus l’Europe, estime le financier milliardaire dans son article pour Project Syndicate. Les résultats du Brexit ont été un grand choc: la désintégration de l’UE était considérée comme inévitable, et les crises profondes dans d’autres pays européens comme par exemple l’Italie ne faisaient qu’empirer les pronostics.

Néanmoins, l’Europe doit entreprendre quatre démarches pour ne pas sombrer après le Brexit, indique George Soros.

Premièrement, il faut séparer l’appartenance à l’UE et à la zone euro. Deuxièmement, l’UE doit mobiliser son énorme potentiel de crédits, presque jamais utilisé. Troisièmement, il faut que l’UE augmente sa défense vis-à-vis des ennemis extérieurs qui peuvent profiter de sa faiblesse actuelle. Finalement, les projets européens du règlement de la crise migratoire doivent être soigneusement révisés.

Curieusement, M.Soros estime que l’Ukraine a une valeur particulière pour l’Europe car les Ukrainiens sont prêts à mourir pour défendre leur pays. Et ce faisant, ils défendent l’UE, ce qui n’est pas fréquent dans l’Europe d’aujourd’hui, résume-t-il.

Et le Brexit, malgré une surprise désagréable, a entraîné une réponse bien positive. La nervosité à la suite du référendum montre ce que la Grande-Bretagne perd en sortant de l’UE.

« Si ce sentiment (le désir de rester dans l’UE, ndlr) se propage à travers l’Europe entière, l’effondrement de l’UE considéré comme inévitable peut donner un élan contraire, positif vers une Europe forte et meilleure », explique M. Soros.

Ce processus peut démarrer au Royaume-Uni où la grogne contre l’UE sera transformée en enthousiasme, en désir d’être membre de l’Union. En cela, on doit agir prudemment: il ne faut pas « punir » les électeurs britanniques pour leurs inquiétudes quant à l’appartenance à l’UE. Les dirigeants européens doivent reconnaître leurs erreurs et le déficit de la démocratie dans les institutions européennes d’aujourd’hui, estime M. Soros.

Le 23 juin, les Britanniques se sont prononcés par référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l’UE. Les premiers résultats ont été annoncés quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote et donnaient les partisans du « In » gagnants. Toutefois, le résultat définitif a changé la donne. A 51,9% le pays a choisi de quitter l’UE.

Source

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close