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Dans quel pays dort-on le plus ?

Quel est le lien entre les maths et le sommeil ? Nos smartphones ! C’est grâce aux données de téléphones récoltées à travers le monde que des mathématiciens de l’Université du Michigan ont pu analyser les habitudes de sommeil de milliers de personnes à travers 100 nations, sur une année.

Le but : évaluer dans quelle mesure l’âge, le sexe, l’exposition à la lumière et le pays influencent notre sommeil. Toute cette « big data » a été collectée grâce à l’application Entrain qui explique aux voyageurs comment s’exposer à la lumière afin d’atténuer les effets du décalage horaire.

Ce sont les chercheurs eux-mêmes qui ont élaboré cette appli, afin de récupérer les données des utilisateurs sur la base du volontariat et de l’anonymat. En étudiant toute cette data, ils se sont rendu compte à quel point les « pressions culturelles » pouvaient prendre le pas sur le rythme circadien, et surtout, sur l’heure du coucher.

Mieux vaut être une femme… aux Pays-Bas

C’est ainsi que les mathématiciens ont constaté que les heures de sommeil pouvaient amplement varier d’un pays à l’autre. Aux Pays-Bas, on dort en moyenne 8 heures et 12 minutes par nuit, ce qui est le meilleur score de cette étude. A l’inverse, à Singapour, on dort plutôt 7 heures et 24 minutes. Les Français sont assez bien placés, 3èmes, avec une moyenne de 8 heures et 3 minutes.

Si des écarts de quelques minutes peuvent paraître dérisoires, ils sont en fait conséquents. Car lorsqu’il s’agit de sommeil, sur le long terme, chaque demi-heure gagnée ou perdue peut avoir un impact sur la santé et les fonctions cognitives, rappellent les chercheurs.

Dans quel pays dort-on le plus ?

En y regardant de plus près, les mathématiciens ont également constaté que : > ce sont les hommes d’âge moyen qui dorment le moins (souvent moins que les 7 à 8 heures de sommeil recommandées). > les femmes ont tendance à davantage planifier leur sommeil que les hommes : elles se couchent un peu plus tôt et dorment un peu plus tard (soit un gain estimé à environ 30 minutes). > les personnes qui s’exposent quotidiennement à la lumière du jour ont tendance à se coucher plus tôt et à dormir davantage que ceux qui s’exposent surtout à de la lumière artificielle. > plus on vieillit et plus les habitudes convergent : les horaires de sommeil sont davantage similaires chez les 55 ans et plus que chez les moins de 30 ans.

Au regard de leur étude, les chercheurs tiennent à rappeler que même avec 6 heures par nuit, on se construit une dette de sommeil. « Il ne faut pas énormément de jours de manque de sommeil pour commencer à ressentir une ivresse », prévient Olivia Walch , l’une des co-auteurs. « Parce que oui, être en manque de sommeil peut avoir cet effet », assure-t-elle.
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