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Nice : huit mois de prison pour avoir frappé une serveuse qui servait de l’alcool pendant le ramadan

Agé de 32 ans, un Tunisien en situation irrégulière en France a été condamné à de la prison ferme pour avoir agressé une serveuse niçoise parce que cette dernière servait de l’alcool dans son établissement durant le ramadan.

Le verdict est tombé mercredi : l’homme, qui a été incarcéré, sera interdit de territoire pour une durée de trois ans et devra par ailleurs verser 1 000 euros à la victime.

«Dans cette période très particulière, on l’a entendu réitérer des propos inadmissibles», s’est offusqué le procureur de la République, qui avait requis deux ans de prison ferme et une interdiction de territoire de trois ans.

Je lui ai dit qu’elle était une fille sale, ça veut dire une pute

Durant l’audience, la juge a voulu rappeler les propos de l’homme : «Aux policiers vous avez dit : « Je lui disais qu’elle n’était pas sur le bon chemin »». Mais ce dernier l’a immédiatement corrigée, sans émettre le moindre regret : «Je ne lui ai pas dit cela, je lui ai dit qu’elle était une fille sale, ça veut dire une pute.»

La scène s’était déroulée dans un bar de Nice le 6 juin. La serveuse, elle-même d’origine tunisienne, avait été prise à partie par l’homme de 32 ans, assis à la terrasse. «Il m’a demandé pourquoi je servais de l’alcool pendant le ramadan. Je lui ai répondu: « Je fais mon travail »», a-t-elle rapporté dans le tribunal, où elle était accompagnée de son patron. C’est alors que l’individu lui a asséné une violente gifle.

 

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1 thought on “Nice : huit mois de prison pour avoir frappé une serveuse qui servait de l’alcool pendant le ramadan”

  1. Elle a bien fait son travail, et aucune personne n’a le droit de se comporter avec une telle violence. Cet imbécile devrait être reconduit définitivement à la frontière après avoir effectué sa peine. Frapper une femme est indigne, s’en prendre à une travailleuse qui gagne honnêtement sa vie est inadmissible et faire montre d’une telle intolérance est incompatible avec les valeurs de la démocratie. Déjà trois bonnes raisons pour ne plus garder chez nous une personne comme cet individu. Libre à lui de ne pas consommer d’alcool comme le prescrit le Saint Coran, mais de quel droit et au nom de quelle autorité se permet-il d’interdire aux autres cette liberté et à une personne de faire son travail ?

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