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Le buzz des Etats-Unis : les propositions décapantes de Donald Trump

Donald Trump se dit prêt à parler au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pour le convaincre de renoncer à son programme nucléaire. « Je lui parlerais. Lui parler ne me poserait aucun problème », a-t-il confié dans une interview accordée à l’agence Reuters, ce qui constituerait un revirement de taille pour Washington.Donald Trump annonce en outre qu’il détaillera son programme économique dans deux semaines et propose de démanteler la quasi-totalité de la réforme Dodd-Frank adoptée après la crise financière de 2007-2009 pour éviter à l’Etat fédéral de devoir renflouer des établissements financiers en difficulté. Pour Trump, la loi de 2010 concernant la réforme Dodd-Frank représente une « force très négative ». Le milliardaire new-yorkais dit par ailleurs ne « pas être un chaud partisan » de l’accord de Paris sur le climat.« Je me pencherai sur la question très sérieusement, et au minimum je renégocierai l’accord; c’est un minimum. Et au maximum, j’irai plus loin », explique-t-il à Reuters.

Le Sénat veut autoriser les victimes du 11-Septembre à poursuivre Ryad

Le Sénat américain a adopté mardi une proposition de loi controversée qui autoriserait des victimes des attentats du 11 septembre 2001 à poursuivre l’Arabie saoudite pour son rôle supposé, un texte qui risque de déclencher une tempête diplomatique. Les sénateurs ont approuvé à l’unanimité le texte, qui doit maintenant être examiné par la Chambre des représentants, elle aussi à majorité républicaine, mais dont le président Paul Ryan a exprimé ses réserves. La Maison Blanche a indiqué à plusieurs reprises que Barack Obama, qui s’est rendu en avril à Ryad dans un contexte de tensions avec l’allié saoudien, s’opposait à la loi afin de ne pas créer un précédent où les Etats pourraient être poursuivis.

« Cette loi changerait le droit international traditionnel à l’égard de l’immunité des Etats. Et le président des Etats-Unis continue de craindre que cette loi ne rende les Etats-Unis vulnérables dans d’autres systèmes judiciaires partout dans le monde », a redit mardi Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche. Il a expliqué que, les Etats-Unis étant plus engagés à l’étranger que « n’importe quel autre pays dans le monde », notamment dans des opérations de maintien de la paix et humanitaires, la remise en cause du principe d’immunité risquait de faire courir des risques à de nombreux Américains, ainsi qu’à des alliés.

Cette loi permettrait aux familles des victimes des attentats de poursuivre, notamment, le gouvernement saoudien pour obtenir des indemnisations, si sa responsabilité était prouvée. Aucune implication de l’Arabie saoudite n’a jamais été démontrée mais 15 des 19 pirates de l’air étaient Saoudiens. Zacarias Moussaoui, le Français condamné en liaison avec les attentats du 11-Septembre et surnommé le « 20e pirate de l’air », avait assuré à des avocats américains en février que des membres de la famille royale saoudienne avaient versé des millions de dollars à Al-Qaïda dans les années 1990.

Une affirmation immédiatement rejetée par l’ambassade d’Arabie saoudite. Selon le New York Times, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a averti des élus à Washington en mars de possibles représailles si le texte était adopté, notamment la vente de 750 milliards de dollars en bons du Trésor américain et autres actifs américains.

 

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