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Panama Papers: Washington nie toute implication

Le gouvernement américain n’est pas impliqué dans la fuite des soi-disant « documents de Panama » issus du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. La fuite a été organisée par des hackers européens, affirme l’un des fondateurs du cabinet.

Le porte-parole du Département d’Etat américain Mark Toner a rejeté, devant les journalistes, les assertions selon lesquelles les autorités américaines seraient impliquées d’une façon ou d’une autre dans la fuite de ces documents.

M.Toner réagissait ainsi aux propos du président russe Vladimir Poutine, qui a qualifié les documents de Panama de « produit d’information » préparé dans un but précis. WikiLeaks a montré, selon lui, que des personnalités officielles et des organes des Etats-Unis se tiennent derrière cette affaire.

Mark Toner a toutefois donné raison à WikiLeaks, qui affirme que l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) finance l’activité d’une structure non gouvernementale impliquée dans la publication des Panama Papers. Dans le même temps, il a démenti que l’administration américaine ait été informée à l’avance du contenu du « dossier Panama » ou ait participé à la sélection des documents de ces archives destinées à la publication.

Dimanche dernier, l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ), basé à Washington, a rendu public des extraits de 11,5 millions de documents avec des données concernant des sociétés extraterritoriales (dites offshore) que la firme Mossack Fonseca a aidé à créer. Plusieurs leaders mondiaux actuels et anciens ont des comptes dans ces établissements. Les documents concernent les responsables de nombreux Etats, dont la Russie.

Les traces de piratage du logiciel du cabinet Mossack Fonseca mènent en Europe, a déclaré à l’agence Associated Press Ramon Fonseca, cofondateur de la firme, sans pour autant expliquer les raisons de cette conclusion. « Je ne peux pas en dire davantage parce que l’enquête est en cours », a-t-il dit.

M.Fonseca a également avoué préférer ne pas avoir affaire aux Américains. Lui et son partenaire Jürgen Mossack travaillent habituellement avec des clients européens et latino-américains.

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