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Crise économique : les salariés boivent plus en dehors du travail

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La crise économique a eu un impact sur la consommation d’alcool des salariés, qui se sentent sous pression. Ils boivent désormais plus en dehors du travail.

La crise économique, qui a débuté en 2008, a eu des conséquences désastreuses pour de nombreux actifs qui se sont retrouvés au chômage du jour au lendemain. Et pour ceux qui ont pu conserver leur emploi, l’impact sur le moral et sur la santé psychique a aussi été très dur. Conséquence de ce climat social délétère : les professionnels de santé notent une recrudescence des conduites addictives.    

Une étude, publiée dans la revueAlcoholism : clinical and experimental research s’est intéressée à l’évolution de consommation d’alcool au sein de la population salariée. Pour cela, les chercheurs, originaires del’université de Buffalo aux Etats-Unis, ont passé en revue deux études sur le sujet, dans lesquelles plus de 5000 employés américains ont répondu à une enquête téléphonique sur leur habitudes de consommation en matière d’alcool.

Ils avaient notamment été interrogés sur la fréquence de leur consommation, le nombre de verres consommés, et le lieu dans lequel ils buvaient, la plupart du temps. La première consultation par téléphone a eu lieu en 2002 et 2003, donc avant le début de la récession économique, tandis que la seconde a été conduite entre 2008 et 2011, au plus fort de la crise.

Les analyses des chercheurs mettent en évidence que les employés boivent moins sur leur lieu de travail depuis le début de la crise, mais qu’ils se tournent plus souvent vers l’alcool en dehors, et prennent plus de risques, souvent en faisant preuve d’une consommation excessive.

Faire face au stress

Les raisons de cette évolution sont incertaines, mais Michael Frone, l’auteur principal de cette étude, explique que la crainte de perdre son emploi et la volonté de soutenir les efforts de son entreprise face aux difficultés économiques ont pu pousser les employés à limiter leur consommation pendant les heures de travail.

En revanche, le stress et la pression au travail se sont accumulés pendant cette période, conduisant à une hausse de la consommation, pour se détendre, pendant leur temps libre.

D’après lui, ce phénomène est tout aussi problématique que de boire au travail, aussi bien pour l’employeur que pour l’employé. Il peut nuire au bon fonctionnement de l’entreprise.

« Une consommation excessive peut engendrer un taux d’absentéisme au travail plus élevé, des salariés peuvent arriver au travail avec la gueule de bois. Tout cela nuit à la productivité. De plus, boire le soir peut causer des problèmes dans sa vie privée, avec sa famille, ce qui peut se ressentir sur le moral de l’employé et donc sur sa performance au travail » commente Michael Frone.

Pour sortir de cette situation négative, l’étude souligne l’importance de mettre en place des stratégies de management plus efficaces, basée sur le dialogue et la réduction du stress des employés.

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