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Pourquoi Google et Facebook collaborent pour donner accès à Internet au monde entier

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Des ballons dans la stratosphère pourraient reliées les zones isolées à Internet. Le projet de Google, présenté au milieu de l’année 2013, prend forme et devrait être lancé prochainement au Sri-Lanka. Facebook vient d’emboîter le pas à l’autre géant du web. Pendant l’été 2015, l’entreprise a présenté un programme similaire, utilisant cette fois des drones et des lasers à la place des ballons. Deux projets, un objectif : équiper le monde entier en connexion internet. Selon la MIT Technology Review, les deux entreprises collaboreraient d’ailleurs sur « certaines choses ».

Google et Facebook se montrent ainsi sous leur meilleur jour : deux énormes entreprises œuvrant ensemble pour le bien commun. Derrière cette image idyllique, les deux géants font pression sur les gouvernements pour modifier les lois internationales et leur permettre d’envoyer leurs machines dans la stratosphère, à 20 kilomètres de la Terre.

Leur objectif est avant tout économique. Si tout le monde possède Internet, tout le monde aura accès à leurs services. Une opportunité pour ces géants de diversifier leurs activités.

Modifier les lois internationales

Si Google et Facebook n’ont pas révélé précisément la portée de leur collaboration, on sait déjà que les deux entreprises ont un objectif commun dans l’immédiat : modifier les lois internationales. En juin, elles se sont fendues de lettres à la Commission fédérale des communications américaine (FCC). Elles souhaitent que l’instance soutienne une motion de l’Union internationale des télécommunications devant rendre plus simple le déploiement de « plateformes de haute altitude » – les ballons et les drones – pour l’accès internet. Le but final est de modifier la juridiction concernant l’utilisation du spectre radio et des orbites des satellites de communication.

Entre la philanthropie et l’économie

En Afrique, seulement 10% de la population a accès à internet rappelle Forbes. En tout, 4 milliards d’êtres humains ne bénéficient d’aucune connexion, principalement parce qu’ils vivent dans des zones où ils n’existent aucune couverture. Google et Facebook mettent ainsi en avant les opportunités économiques, sociales et éducatives de leurs projets.

Il ne faut toutefois pas occulter l’idée de transformer cette population non connectée en consommateurs et donc en opportunités économiques. Connecter plus d’êtres humains à internet se traduit par un plus grand nombre d’utilisateurs potentiels de Facebook et Google. Les revenus de ces compagnies sont basées sur la publicité générée par le trafic sur leurs sites. « Nous avons travaillé avec les opérateurs pour offrir des services basiques gratuitement, convaincus que les nouveaux utilisateurs voudraient aller au-delà et payer pour des services meilleurs et plus divers », explique Facebook.

Infrastructures privées et neutralité du net

Ces géants du web pourraient aussi vendre l’utilisation de leurs infrastructures à des opérateurs de télécommunication. Google a déjà effectué des tests avec Vodafone en Nouvelle-Zélande et Telstra en Australie, rappelle Business Insider. « Si 10% des 4,5 milliards de personnes sans internet, soit 250 millions de gens, payent une toute petite portion de leur revenu mensuel, disons 5 dollars, tu en seras à un milliard de dollars par mois de revenus et des dizaines de milliards par an. Donc c’est un bon business, ça aussi », assurait Mike Cassidy, un entrepreneur à succès de la Silicon Valley, à The Verge.

L’une des principales craintes concernant ces projets est que ces entreprises en profitent pour faire de leurs sites un passage obligé pour naviguer sur Internet. Avec son projet internet.org, visant à fournir un réseau basique aux populations les moins connectées, la firme de Mark Zuckerberg avait d’ailleurs été accusée de contrôler quelles applications auraient le droit ou non d’y figurer. La peur de voir internet contrôlé par les géants du net demeure.

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