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Poutine, objet de tous les fantasmes

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Viril, milliardaire, avec un passé d’espion: l’image de Vladimir Poutine, qui dirige la Russie d’une main de fer depuis 1999, est entourée de nombreux fantasmes, qui traduisent la fascination qu’exerce ce personnage complexe sur le monde entier.
C’est la dernière spéculation autour du « cas Poutine ». Selon Bill Browder, qui a cofondé et dirigé le fonds d’investissement Hermitage Capital Management, qui fut l’un des plus importants investisseurs étrangers en Russie, le président russe serait milliardaire, à la tête d’une fortune de 200 milliards de dollars, soit 175 milliards d’euros. Une somme colossale, qui ferait de lui l’homme le plus riche du monde, bien au-delà de l’ex-PDG de Microsoft, Bill Gates.
Problème: selon Bill Browder, cette fortune du leader russe n’aurait pas été constituée de manière totalement légale, bien au contraire. Vladimir Poutine aurait ainsi récolté « l’argent qui n’a pas été dépensé dans les écoles, les routes ou les hôpitaux » depuis son arrivée au pouvoir, mais aurait aussi directement volé dans les caisses de l’Etat, a assuré Bill Browder sur CNN, précisant que cet argent a été placé sur des comptes en Suisse, mais aussi dans l’immobilier.
Fondée ou non, cette accusation vient s’ajouter à une liste déjà longue de fantasmes rattachés au personnage de Vladimir Poutine, et qui alimentent un peu plus le mystère autour du président russe.
> Poutine, l’autiste (selon les Etats-Unis)
Début février déjà, la publication d’un rapport du Pentagone rédigé en 2008 est venu entacher un peu plus l’image de Vladimir Poutine. Ce document assure que le président russe serait atteint d’une forme d’autisme, le syndrome d’Asperger, une pathologie se caractérisant par des difficultés dans les interactions sociales, qui l’obligerait à exercer un « contrôle maximum » de lui-même lorsqu’il traverse une crise.
Pour arriver à cette conclusion, les experts militaires du Pentagone ont observé les expressions et les mouvements du visage du président russe dans des vidéos. Leurs observations les ont menés  à un constat clair: le développement neurologique de Poutine aurait été perturbé au cours de son enfance, donnant l’impression qu’il souffre d’un déséquilibre physique et qu’il est mal à l’aise dans ses relations avec autrui. Le rapport précise toutefois que seul un scanner du cerveau de Vladimir Poutine serait en mesure de confirmer la pathologie. Sans surprise, la révélation de ce document a fait grincer des dents au Kremlin. « Cette ineptie ne mérite même pas de commentaire », s’est ainsi contenté de réagir le porte-parole du président.
> Poutine, l’homme viril
Si les Etats-Unis se sont souvent employés à déconstruire l’image de Vladimir Poutine, le Kremlin a parfois fourni lui-même des éléments alimentant les fantasmes les plus originaux autour de l’homme de 62 ans. Depuis son accession au pouvoir, les médias russes ont relayé à de nombreuses reprises reportages et photos le montrant dans des situations mettant en avant son physique entretenu, ses exploits, et son extrême virilité.
Alexey Druzhinin – Ria Novosti – AFP
Poutine montant un cheval torse nu, Poutine maîtrisant un adversaire au judo, nageant dans un lac de Sibérie, harponnant une baleine, soignant un tigre, volant avec des oies sauvages, l’objectif de ces clichés empreints de testostérone est simple: montrer l’image d’un aventurier courageux, à l’esprit sain dans un corps sain. Soit tout l’inverse de son prédécesseur, Boris Eltsine, alcoolique et malade. Mais si les photos ont pu séduire son électorat, elles lui ont surtout attiré les moqueries des internautes, aussi bien en Russie qu’en Occident.
Alexey Ruzhinin – Ria Novosti – AFP
> Poutine, l’ancien espion
Le passé de l’homme fort de la Russie fascine. Car avant d’accéder au Kremlin, Vladimir Poutine a fait un passage par la mairie de Saint-Pétersbourg, mais surtout, dans sa jeunesse, par le KGB, les services de renseignement de l’ex-URSS. Officier au sein de la direction du KGB pour Leningrad, sa ville natale, Vladimir Poutine sert pendant plusieurs années comme subalterne, puis comme officier, avant d’être envoyé en mission à Dresde, en ex-RDA, pendant cinq ans, de 1985 à 1990. Autrement dit, bien qu’elle retienne l’attention, sa carrière dans les rangs du KGB n’a rien d’exceptionnel, et se résume à quelques postes sans grande influence.

Source: BFMTV

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