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Alerte au tsunami en zone Euro

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mercredi soir la BCE a annoncée dans un communiqué, après décision du conseil des gouverneurs, qu’elle avait l’intention de s’attaquer à l’une des sources de revenus des banques greques. Cette manœuvre intervient dans l’objectif de contraindre la Grèce à respecter ses engagements vis à vis des mesures d’austérités imposées par la Troïka (BCE, Commission Européenne et FMI). Ceci revient à prendre la Grèce par la gorge et à resserrer lentement le poing pour bloquer progressivement l’arrivée d’air de cette dernière.
Source : http://www.politis.fr/Le-coup-d-Eta…

Il s’agit néanmoins d’une manoeuvre légèrement risquée de la part de la BCE. Etouffer la Grèce pour l’obliger à ployer devant ses injonctions risque d’accroître l’appréhension des marchés financiers.

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Les mesures prises par la BCE consistent plus ou moins à jouer avec le robinet des liquidités qu’elle a le devoir (a priori) d’apporter à la Grèce. Un procédé similaire avait été appliqué avec Chypre. C’est un peu comme si votre propre coeur indépendement de son rôle inscrit génétiquement avait décidé de lui-même de vous faire chanter en vous menaçant de ne plus faire circuler le sang dans votre corps. L’image est assez explicite pour comprendre l’odieux chantage qui est en cours.

Il ne faudrait pas que le coeur arrête de battre trop fortement, sinon il risquerait de tuer son propre corps et par voie de conséquence se tuer lui-même.

Si la BCE étouffe de trop la Grèce, la Grèce sera obligée assez rapidement de réarmer malgré elle sa propre banque centrale, ce qui induira un effondrement de la zone euro par un effet domino.

Face à cela, quelle est donc la marge de manœuvre du gouvernement Grec ?

Eh bien, c’est maintenant que l’on va pouvoir constater si le nouveau premier ministre grec Alexis Tsipras en a dans le pantalon si l’on peut dire, c’est le moment où il faut passer à table car il est face à un choix cornélien :

D’un côté, Il a affirmé et réaffirmé à plusieurs reprises durant sa campagne ne pas vouloir sortir de l’euro, ce qui lui impose par conséquent d’obéir aux injonctions de ses partenaires européens, après tout, nous sommes dans le même bateau. S’il veut respecter cette promesse de campagne il faudra qu’il se couche. S’il choisi cette option, il parviendra peut-être à grapiller quelques miettes, pour dire aux grecs qu’il n’y est pas allé négocier pour rien tel Lionel Jospin qui avait dit qu’il renégocierait le traité de Maastricht en devenant 1er ministre…

 
De l’autre côté, il s’est engagé devant le peuple grec à ce que l’austérité prenne fin dans les plus brefs délais mais du coup il faudra envoyer bouler le reste de l’UE, ce qui signifie récupérer illico presto sa propre monnaie en sortant de la zone euro.

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Il n’y a aucune autre échappatoire possible. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Le gouvernement Grec devra faire un choix. Celui-ci sera décisif, car d’un côté il récupère les instruments de la souveraineté nationale et honore son mandat auprès des grecs pour sortir de l’austérité, soit n’ayons pas peur des mots, il sera considéré comme un traitre parce qu’il aura fini par plier.

Du côté de Washington une autre forme de balais se joue. Barack Obama Président de l’Union Européenne a ordonné à Angela Merkel, gouverneur de la province Allemande de dégainer le chéquier. En effet oncle Sam commence à avoir des sueurs froides à l’idée de voir son glacis Géopolitique, tandis que du côté de Moscou on se frotte les mains de ce spectacle.

Source : http://www.lepoint.fr/monde/grece-l…

Quoi qu’il en soit, Alexis Tsipras choisira-t-il de sacrifier le peuple grec sur l’autel de l’Union Européenne ? Qui survivra ? Le peuple grec ? L’euro ? Nous le saurons bientôt.

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